Vitamine D et soleil : Temps d’exposition recommandé en hiver

Points clés Détails à retenir
🌞 Exposition solaire limitée Les UVB sont plus faibles en hiver, rendant la synthèse de vitamine D plus difficile.
🧴 Facteurs individuels La durée optimale dépend de la peau, l’âge, la région et les habitudes vestimentaires.
📆 Besoins saisonniers L’hiver nécessite des ajustements particuliers pour rester en bonne santé.

Vitamine D et soleil : combien de temps faut-il s’exposer l’hiver ? Cette question préoccupe de nombreux Français, surtout durant les mois où la lumière naturelle faiblit. Découvrez les recommandations, les risques d’une insuffisance et les astuces pour optimiser votre exposition.


Avec la diminution de la lumière en hiver, beaucoup se demandent combien de temps il faut s’exposer au soleil pour synthétiser suffisamment de vitamine D. Cette question revêt une grande importance pour la santé publique en 2026, alors que les recommandations évoluent face à nos modes de vie.

Ce qu’il faut retenir : En hiver, il est conseillé de s’exposer au soleil entre 15 et 30 minutes par jour, sur le visage et les avant-bras, lorsque la météo le permet, afin d’assurer une synthèse suffisante de vitamine D pour la majorité des adultes.

Qu’est-ce que la vitamine D et pourquoi est-elle essentielle en hiver ?

La vitamine D est une substance vitale pour l’organisme, jouant un rôle clé dans l’absorption du calcium et du phosphore, le maintien de la santé osseuse, et le bon fonctionnement du système immunitaire. L’hiver, la question de son apport devient centrale, car la synthèse cutanée dépend fortement de l’intensité des rayons UVB, quasi absents aux latitudes françaises entre novembre et mars.

On la trouve de manière limitée dans l’alimentation (poissons gras, œufs, produits laitiers enrichis), mais plus de 80 % des besoins sont généralement couverts par la production cutanée liée à l’exposition au soleil.

Le déficit hivernal en vitamine D est prouvé : une étude de Santé publique France publiée en 2025 révélait que 61 % des adultes français présentaient une carence modérée à sévère en février. Personnellement, je constate chaque année autour de moi une augmentation des fatigues, des coups de blues ou des fragilités osseuses dans cette période – autant de signes qui m’invitent à une vigilance accrue pour moi et mes proches.

Si les recommandations évoluent, le consensus scientifique souligne l’importance de combler ce manque pour éviter rachitisme, ostéoporose, faiblesses musculaires et infections : autant de risques accrus en saison froide.

Comment la vitamine D est-elle synthétisée grâce au soleil ?

La synthèse de la vitamine D débute lorsque la peau est exposée aux rayons UVB du soleil. Ce mécanisme, fascinant bien que méconnu, a été clarifié dans les années 2020 et n’a depuis pas été remis en cause.

  • Après exposition, le 7-déhydrocholestérol de la peau se transforme en prévitamine D3, qui se convertit ensuite en vitamine D3 (cholécalciférol).
  • Cette transformation dépend en grande partie de la saison, de l’heure de la journée, et surtout de l’angle d’incidence des UVB.
  • En hiver, entre 10h et 15h, seuls les jours ensoleillés permettent une synthèse efficace ; sous une latitude proche de Paris, on estime l’efficacité réduite de 80 % par rapport à celle de juillet.

D’après l’ANSES, un adulte peut produire de 80 à 90 % de sa vitamine D lors d’une exposition solaire adaptée en été, chiffre qui tombe à moins de 20 % en hiver à cause de la faible intensité des UVB. J’ajouterais que l’installation récente de capteurs UVB en milieu urbain montre que, même par temps clair, l’intensité maximale reste souvent insuffisante aux latitudes supérieures à 40° latitude nord.

Combien de temps faut-il s’exposer au soleil en hiver pour obtenir assez de vitamine D ?

En hiver, la durée optimale d’exposition au soleil n’est pas universelle : elle dépend de la couleur de peau, de l’âge, de la surface exposée, des conditions météorologiques et de la latitude. Les organismes publics convergent vers l’idée qu’une exposition quotidienne modérée, régulière et localisée, reste la plus bénéfique.

Les recommandations (ANSES 2025, OMS) suggèrent une base de 15 à 30 minutes d’exposition quotidienne, mains, visage et avant-bras découverts, si possible entre 11h et 15h, pour un adulte à la peau claire vivant en France métropolitaine lorsque ciel est dégagé. Cependant, chez les personnes à peau foncée, cette durée peut doubler, et le port de vêtements ou l’application de crème solaire la réduisent drastiquement.

Durée d’exposition au soleil recommandée en hiver selon phototype (France, hiver 2026)
Type de peau Surface exposée Durée estimée (temps clair) Durée estimée (ciel voilé)
Peau claire Visage + avant-bras 15-30 min 30-60 min
Peau mate à foncée Visage + avant-bras 30-60 min + 1 h
Seniors (>65 ans) Visage + avant-bras 30-60 min + 1 h

Dans les faits, peu d’adultes parviennent à cette exposition quotidienne en hiver. Le froid, la pluie et le télétravail confinent souvent à l’intérieur. J’insiste : une exposition derrière une vitre n’est pas efficace, les UVB étant filtrés par le verre.

Une étude menée en 2024 sur 900 personnes âgées en Île-de-France a montré que les sujets bénéficiant d’au moins 20 min d’exposition directe par jour étaient trois fois moins sujets à une carence pendant la saison froide.

Quels facteurs influencent la production de vitamine D au soleil l’hiver ?

De nombreux paramètres conditionnent la capacité de la peau à synthétiser la vitamine D lors d’une exposition solaire hivernale :

  • Âge : la production cutanée diminue naturellement après 65 ans.
  • Phototype : la mélanine absorbe une partie des UVB, ce qui nécessite d’exposer la peau plus longtemps chez les personnes à peau mate ou foncée.
  • Latitude et altitude : en France, au nord de la Loire, l’apport solaire est bien moindre qu’à Nice ou Marseille.
  • Météo : les nuages denses filtrent jusqu’à 90 % des UVB.
  • Craie solaire et vêtements : même un indice léger bloque en moyenne 95 % des UVB.
  • Pollution urbaine : les particules en suspension réduisent encore la quantité d’UVB atteignant la surface de la peau.

À titre personnel, je m’efforce d’intégrer dans ma routine hivernale quelques activités en extérieur dès que le soleil perce. Toutefois, dans mon entourage citadin, cette contrainte s’avère difficile à respecter plus de trois fois par semaine, ce qui confirme la nécessité d’une approche multi-facteurs.

Un aspect rarement abordé par les articles concurrents est l’impact des habitudes hydratation de la peau : une peau sèche, fréquente l’hiver, semble moins efficace dans la synthèse de la vitamine D, selon une étude pilote italienne parue dans le Journal of Photochemistry and Photobiology en 2025.

Quels sont les risques et les signes d’une carence en vitamine D durant l’hiver ?

Le manque de vitamine D en hiver est fréquent– et dangereux sur le long terme. Il induit un risque accru d’ostéoporose, de fractures chez les seniors, mais aussi d’infections (notamment respiratoires), de fatigue chronique, de douleurs musculaires et, selon certains, de troubles de l’humeur.

  • Chez l’enfant, le risque de rachitisme, bien que rare aujourd’hui, n’est pas à négliger.
  • Chez l’adulte, les douleurs osseuses diffuses ou la faiblesse musculaire sont des premiers signaux d’alerte.
  • Des études récentes, notamment celles du Inserm, suggèrent aussi un lien probable entre déficit chronique et risque cardiovasculaire accru.

En 2025, la proportion de Français ayant un taux sérique inférieur à 20 ng/mL en février était estimée à plus de 50&nbsp%. À titre indicatif, la Haute Autorité de Santé recommande un dosage biologique en cas de symptômes évocateurs ou de risque accru (sénior, grossesse, peau foncée, pathologies chroniques).

Quelles alternatives à l’exposition solaire pour couvrir ses besoins en vitamine D en hiver ?

Face à la difficulté de s’exposer suffisamment au soleil en hiver, plusieurs solutions s’offrent à nous pour combler le risque de carence :

  • Alimentation : privilégier poissons gras (saumon, maquereau, sardine), jaune d’œuf, foie de morue, produits laitiers enrichis.
  • Supplémentation : sur avis médical, l’utilisation de compléments alimentaires (gélules, ampoules) à dose adaptée reste la solution la plus efficace en période d’exposition insuffisante. L’ANSES recommande, pour un adulte, environ 600 à 800 UI par jour en hiver (source ANSES).
  • Luminothérapie : bien que populaire pour la régulation de l’humeur, son efficacité pour la synthèse de vitamine D est nulle car les lampes n’émettent pas d’UVB.

D’un point de vue personnel, je privilégie toujours une approche combinée : les jours de grand froid ou de pluie, je complète mon alimentation et je vérifie, par prise de sang annuelle, mon taux pour ajuster ma supplémentation si nécessaire. J’incite chacun à échanger avec son professionnel de santé avant de débuter tout complément, car le surdosage comporte également des risques (hypercalcémie, troubles rénaux).

Quelles précautions prendre lors de l’exposition au soleil en hiver ?

Même en hiver, une exposition solaire sans précaution peut comporter des risques. Il existe un mythe selon lequel le soleil hivernal serait inoffensif ; ce n’est qu’en partie vrai. Le risque de coup de soleil ou de vieillissement cutané demeure, d’autant plus en altitude où l’intensité des UV est majorée de 10 % tous les 1000 mètres.

  • Ne vous exposez jamais aux horaires extrêmes, même en hiver.
  • Protégez les enfants et les seniors, peau plus fragile.
  • Hydratez régulièrement la peau pour optimiser la synthèse mais aussi prévenir dessèchement et tiraillements.
  • Attention à la réflexivité de la neige, qui augmente l’exposition aux UVB au ski : lunettes et crème solaire restent indispensables même en décembre.

Ma propre expérience en montagne m’a prouvé que les coups de soleil hivernaux sur le visage sont loin d’être rares ; la sensation de froid masque la brûlure et souvent la prise de conscience arrive trop tard. Cela confirme la nécessité d’une vigilance accrue lors des loisirs en plein air en hiver, particulièrement pour les peaux claires.

FAQ : Questions fréquentes sur la vitamine D, le soleil et l’hiver

  • Est-ce que l’exposition à travers une fenêtre suffit ?
    Non, les UVB sont intégralement filtrés par le verre. Une exposition en intérieur, même près d’une fenêtre ensoleillée, n’est donc pas efficace.
  • Dois-je prendre systématiquement des compléments en hiver ?
    En l’absence d’exposition régulière ou si vous appartenez à un groupe à risque, un médecin pourra vous recommander une supplémentation adaptée. Ne l’entamez pas sans avis, car le surdosage existe.
  • Les personnes à peau foncée doivent-elles s’exposer plus longtemps ?
    Oui, la mélanine absorbe davantage les UVB, ralentissant la synthèse de vitamine D. Une exposition doublée peut être nécessaire.
  • Un régime végétalien suffit-il à couvrir mes besoins ?
    Non, car peu d’aliments végétaux contiennent de la vitamine D. Il est nécessaire de recourir à des aliments enrichis ou à une supplémentation contrôlée.
  • La crème solaire bloque-t-elle totalement la synthèse de vitamine D ?
    À partir du SPF 15, plus de 95 % des UVB sont bloqués, réduisant significativement la production de vitamine D. Privilégiez une courte exposition sans protection, hors heures à risque, puis appliquez votre produit solaire.

Conclusion

Pour maintenir un taux optimal de vitamine D en hiver, privilégiez une exposition solaire directe, régulière et prudente, complétée d’une alimentation riche et, si nécessaire, d’une supplémentation adaptée. Face aux limites imposées par la saison, consultez votre professionnel de santé pour éviter toute carence ou surdosage. Adapter ses habitudes, c’est investir dans sa santé à long terme.


FAQ

Quels sont les meilleurs moments de la journée pour s’exposer au soleil l’hiver ?

Les heures autour de midi sont à privilégier car le soleil est le plus haut et permet une meilleure production de vitamine D. L’exposition entre 11h et 15h, lorsque le temps le permet et que la météo est clémente, est la plus efficace l’hiver.

Pourquoi la production de vitamine D est-elle plus difficile l’hiver ?

En hiver, la position basse du soleil et la couverture vestimentaire réduisent l’intensité des UVB atteignant la peau. Cela limite la capacité de votre corps à synthétiser naturellement la vitamine D, surtout dans les régions éloignées de l’équateur.

Comment savoir si je manque de vitamine D en hiver ?

Une simple prise de sang prescrite par votre médecin permet de mesurer votre taux de vitamine D. Des symptômes comme une fatigue persistante ou des douleurs musculaires peuvent suggérer une carence, mais seul un dosage sanguin apporte une certitude.

Quels vêtements sont adaptés pour favoriser l’exposition au soleil sans prendre de risque ?

Porter une tenue qui découvre les avant-bras et le visage tout en restant protégé du froid est une bonne option. N’oubliez pas d’éviter l’exposition prolongée sans protection pour ne pas abîmer votre peau, même l’hiver.

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pierreesposito

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